Le financement du négoce de matières premières : une expertise et une source de prospérité pour l’économie suisse

Chronique de Jean-Philipe Amvame, CEO, Philia SA.

Il y a encore une vingtaine d’années, l’activité de négoce en matières premières se déployait dans l’indifférence quasi totale. Avec ses transactions orientées business to business, ce secteur a longtemps été ignoré du grand public et des médias.

La croissance continue de la consommation de pétrole (plus 50% d’augmentation entre 1980 et 2015) et l’augmentation phénoménale du prix du pétrole ont soutenu l’expansion des sociétés de négoce, l’émergence de nouveaux acteurs, tels que Philia SA, et suscité l’intérêt également croissant du grand public. Le ralentissement récent de la consommation et la baisse du prix du baril à des records inconnus depuis cinquante ans ont tout autant nourri l’intérêt de la société civile.

Qui dit négoce, dit aussi financement : pour développer ce type d’activités, la mise en place de mécanismes de financement spécifiques, de « hedging » et d’assurances est devenue indispensable.

« En plus de sa stabilité politique, juridique et fiscale, la Suisse s’est montrée innovante en développant une expertise du métier et en proposant des instruments financiers adaptés au négoce. Elle a ainsi incité les plus grandes sociétés de trading à s’y installer. Cet environnement est une des raisons pour lesquelles Philia SA a établi son siège à Genève,» explique Jean-Philippe Amvame, CEO de Philia SA.

Les solutions de financement

 

Philia SA ExpertLe négoce de matières premières a contribué de manière significative au développement économique de la Suisse. Il est désormais identifié et considéré comme un secteur à part entière doté de ses propres organismes de représentation. « Bien que l’opinion publique ait souvent des préjugés négatifs face à ce secteur, car complexe et trop souvent associé à des événements négatifs, le négoce de matières premières et son financement sont réglementés et contribuent à l’essor de toute une économie » , relève Daniel Ndiaye, Trader en Matières Premières chez Philia SA.

Sans financement, les négociants ne seraient pas en mesure d’acheter, transporter et transformer les matières premières avant de les revendre. Ces prêts, de pré-financement et post-financement, se font en général à court terme et permettent dans une certaine mesure de se prémunir face aux fluctuations des prix.

Un secteur qui contribue à l’essor économique de la Suisse

 

La Suisse dispose d’un réel savoir-faire dans le domaine du financement commercial. Les banques suisses couvrent principalement le négoce physique des matières premières. Cette source de revenu est importante tant pour le développement de l’économie suisse à l’intérieur de ses frontières que pour sa prospérité au niveau international. En sa qualité de place bancaire et financière, la Suisse a vu tout naturellement des sociétés de négoce s’y installer les unes après les autres. Philia SA en fait partie et compte parmi les plus récentes.

Genève a ainsi gagné une reconnaissance internationale en tant que place de négoce de matières premières. Elle rivalise sans complexe avec Londres, Singapour, Houston ou Dubaï.

« Sur l’arc lémanique, un tiers du négoce du brut et des produits pétroliers est aujourd’hui effectué. Genève possède une main-d’œuvre hautement qualifiée dans le négoce international, et son savoir-faire est un atout considérable. Elle est idéalement située entre l’Asie et les Amériques. » rappelle-t-on chez Philia SA.